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Chirurgie conservatrice du cancer du sein

Qu'est-ce que c'est?

La chirurgie conservatrice est l'opération qui consiste à enlever la totalité de la tumeur, ainsi qu'une partie du tissu qui l'entoure, sans enlever la totalité du sein. On parle aussi de tumorectomie.

Cette intervention peut éventuellement être associée à une chirurgie des ganglions axillaires:

  • La technique du ganglion sentinelle, pratiquée durant l'opération, vise à vérifier si le ganglion ou le groupe de ganglions drainant la tumeur contient ou non des cellules cancéreuses. Le résultat permettre mesurer si la maladie est étendue aux ganglions et contribue au choix des traitements.
  • Dans certains cas d'atteinte tumorale des ganglions axillaires, un curage ganglionnaire est pratiqué. Il consiste à retirer une partie des ganglions situés sous le bras au niveau du creux axillaire.

L'intervention présente-t-elle des risques?

Des complications peuvent survenir après la chirurgie. Les plus fréquentes sont:

  • des problèmes infectieux
  • un défaut de cicatrisation (lâchage partiel de la suture)
  • une accumulation de lymphe sous la peau
  • un hématome

Les risques dépendent du type de chirurgie, de l'état de santé et des autres traitements en cours. Les surveillances mises en place après l'opération visent à détecter le plus précocement possible la survenue de ces éventuelles complications. Avant l'intervention, le/la chirurgien-ne transmet des informations spécifiques.

Quel déroulement?

L'admission à l'hôpital se fait la veille ou le jour même de l'opération.

Le séjour à l'hôpital est de 1 à 7 jours, selon que l'opération comprend un curage ganglionnaire axillaire ou non, et selon les surveillances à réaliser après l'opération. Une chirurgie conservatrice sans curage ganglionnaire entraînant peu de difficultés, un retour à domicile est le plus souvent envisagé le lendemain de l'intervention.

Avant l'intervention

Avant de vous conduire au bloc opératoire, l'équipe soignante peut vous proposer une prémédication, sous la forme d'un comprimé. Elle a pour but de vous détendre.

Le médecin ou l'infirmier-ère anesthésiste vous accueille en salle d'opération et met en place le ou les cathéters qui serviront à pratiquer l'anesthésie générale et à administrer les médicaments visant à maîtriser les douleurs après l'intervention. Selon la durée de l'anesthésie, une sonde urinaire peut éventuellement être installée.

Avant l'opération et à plusieurs reprises, les professionnel-le-s qui vous encadrent vous demanderont vos nom, prénom et date de naissance. Vous serez aussi invitée à indiquer l'intervention chirurgicale pour laquelle vous êtes hospitalisée. Un dessin sur la peau est réalisé, afin de localiser précisément le site à opérer. Les informations sont systématiquement comparées au dossier médical.

Ces contrôles répétés ont pour but d'éviter les risques de méprise, de prévenir l'erreur et de garantir ainsi votre sécurité.

L'opération

L'intervention dure 1 à 2 h en moyenne. Elle dépend de la chirurgie réalisée.

Au cours de l'intervention, un ou deux drains sont parfois placés sous la peau. Ils permettent l'évacuation du sang et de la lymphe accumulés après l'opération. Ils sont généralement gardés entre 2 et 7 jours en fonction de la quantité de liquide qui s'écoule.

Suites opératoires immédiates

A l'issue de l'opération, vous êtes transférée en salle de réveil pour 1 à 2 heures de surveillance.

Votre bras du côté opéré est installé de manière légèrement surélevée à l'aide d'un coussin. Un pansement sur le thorax recours la ou les cicatrice(s). Il peut éventuellement être complété par un bandage compressif multicouche. Le contenu des drains est mesuré à intervalles réguliers.

Habituellement, vous pouvez vous lever le jour même de l'opération, au plus tard en début de soirée. Pour votre sécurité et pour les contrôles d'usage lors de ce premier lever, vous êtes accompagner d'un-e infirmier-ère.