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Biomarqueurs dans la lutte contre le cancer : l'expertise du CHUV

Publié le 07 novembre 2022

L’équipe de la Pre Solange Peters, Cheffe du Service d’oncologie médicale du CHUV, reconnue à travers tous ses experts pour ses connaissances de pointe en immunothérapie et son utilisation dans la clinique, signe une étude ouvrant la voie à de nouvel

L’immunothérapie est désormais un traitement phare dans la prise en charge des cancers pulmonaires non à petites cellules ⃰ métastatiques, améliorant significativement la survie des patient·e·s. Ceci en comparaison au traitement standard de chimiothérapie. Cependant, une faible proportion de patients présentent un bénéfice à long terme sur la survie.

C’est la raison pour laquelle il y a un besoin urgent d’identifier des biomarqueurs afin de prédire l’efficacité de l’immunothérapie. La charge mutationnelle tumorale (TMB : Tumor Mutation Burden) a émergé comme potentiel biomarqueur prédictif dans plusieurs analyses rétrospectives. L’étude BFAST, apparue dans Nature Medecine, est la première étude prospective de phase 3 à évaluer la valeur prédictive de la charge tumorale mutationnelle TMB.  Les résultats ont été possibles en analysant le plasma des patient·e·s atteint·e·s de cancer pulmonaire non à petites cellules métastatique, traités par immunothérapie.

 

La Pre Solange Peters a ainsi développé une expertise de pointe qui lui permet aujourd’hui de signer l’article paru dans Nature Medecine à ce sujet. Et de revenir sur la manière dont tout a démarré avec une collaboration innovante et précoce avec le service de pathologie moléculaire du Pr De Leval, avec qui elle a testé, il y a des années déjà, de multiples hypothèses de mises au point concernant ces biomarqueurs.

Les résultats décrits offrent une meilleure compréhension des biomarqueurs prédictifs d’une activité anti tumorale ainsi qu’une mise en perspective de l’immunothérapie versus la chimiothérapie. Pour une minorité de patient‧e‧s seulement, une immunothérapie se traduit par un bénéfice clinique majeur et durable. Cependant, à ce jour, le manque de prévisibilité de l’impact au long cours de ces traitements contribue au besoin de focaliser la recherche actuelle sur le développement de stratégies thérapeutiques sur mesure. L’étude BFAST met en relief la complexité de l’identification de biomarqueurs en immunothérapie, le besoin de savoir formuler nos doutes face au patient, d’éviter d’évoquer toute fausse réalité, et la modestie d’une approche scientifique responsable en pratique face à une toute nouvelle stratégie thérapeutique.

 

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Les cancers bronchiques sont classifiés histologiquement selon la structure de la cellule maligne au microscope. On distingue ainsi le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) (85 % des cas de cancer du poumon) du cancer bronchique à petites cellules (15 % des cas de cancer du poumon). Cette distinction, réalisée au moment du diagnostic, est essentielle pour déterminer la meilleure stratégie thérapeutique. En effet, ces deux types de cancers bronchiques ont des spécificités propres et réagissent différemment aux traitements.

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Liens

Lire l'article (en anglais)